Mieux nous connaitre

Les haut-parleurs et enceintes large bande sont l’objet de questions auxquelles nous apportons nos (subjectives) réponses dans cette page.

Dans le monde de la perception et de la reproduction musicale il existe presque autant de vérités que d’individus car l’appréciation des sons perçus n’est pas le seul fait de l’oreille. Culture, habitudes, éducation sont des facteurs importants qui rendent les auditeurs sensibles ou réfractaires à certains sons, timbres ou compositions harmoniques.
De manière assez inattendue l’aspect visuel à une part non négligeable dans la perception auditive. Aux USA et en Chine une enceinte de qualité possède forcément de nombreux haut-parleurs visibles en façade. Cette caractéristique se répand en Europe.

Le système universel n’existe pas et les tendances du jour seront remplacées par d’autres demain. Cependant certaines caractéristiques incontournables comme la bande passante audible, les timbres et la réponse impulsionnelle restent pérennes dans la perception.

Il est plus juste de parler d’enceinte à une, deux, trois ou quatre voies mais l’expression « enceinte  large bande » est tellement usitée et comprise par tous pour désigner une enceinte à haut-parleur unique, qu’elle se substitue à « enceinte une voie ».

Haut-parleur large bande
Un haut-parleur large bande vise à reproduire les fréquences de la bande audio, comprises entre 20 Hz (le grave) et 20 000 Hz (l’aigu).
Aucun haut-parleur large bande n’est capable de reproduire de manière linéaire la totalité de la bande audio. Aucune enceinte domestique de dimensions raisonnables non plus.
Peu personnes en âge d’écouter et d’apprécier la musique ont une bande passante auditive de 20 à 20 000 Hz. De plus cette bande est établie en tenant compte de la sensibilité de l’oreille, le 20 000 Hz n’est perçu qu’à niveau proche du seuil de la douleur. Dans la réalité musicale le 20 000 Hz est présent à des niveaux imperceptibles pour n’importe qu’elle oreille humaine.
La bande passante de 20-20 000 est un des critères qui ont peu ou prou défini le standard « Hifi ».  C’est devenu un dogme. L’essentiel du message musical est contenu dans la bande 50-15 000 hz. 

Parmi les marques emblématiques de haut-parleur large bande pour une application en haute fidélité citons : 
Lowther Loudspeakers. Un grand nom dans le monde du large bande. Ce fabricant Anglais propose aussi des enceintes à pavillons repliés. Le modèle TP1 est entré dans la légende.
Fostex. Très apprécié des amateurs de DIY, ce fabricant Japonais propose des modèles performants à prix abordables. 
Davis. Ce constructeur Français d’enceintes finies propose aussi des kits et un haut-parleur large bande de 20 cm de très bonne facture qui est aussi disponible dans une enceinte finie.

Pourquoi choisir un haut-parleur large bande ?
Pour sa capacité à reproduire la musique.  Une enceinte à haut parleur large bande est en liaison directe avec l’amplificateur, sans passer par les filtres répartiteurs de fréquence qui introduisent des temps de réponse, déphasages et autres distorsions. Cette liaison directe est un avantage décisif pour la réponse impulsionnelle que nous considérons plus importante que la parfaite linéarité de la réponse en fréquence.
Les timbres sont homogènes. Les constructeurs de haut-parleurs font de grands et louables efforts pour diminuer la coloration. L’utilisation de matériaux spécifiques est un des moyens mis en oeuvre. Carbone, kevlar, aluminium, beryllium et bien d’autres matériaux sont utilisés, mais chacun garde une coloration qui lui est propre.  Ce n’est pas un véritable problème si tous les haut-parleurs d’une enceinte ont la même coloration. Cela peut le devenir si chaque haut parleur possède sa propre coloration, aussi faible soit-elle. Une part importante des enceintes multi-voies proposées par les constructeurs utilise des haut-parleurs avec des matériaux différents. C’est particulièrement le cas des tweeters.
La qualité de construction est obligatoire. Pour fonctionner correctement un haut parleur large bande doit réunir l’ensemble des qualités des haut-parleurs spécialisés: robustesse de construction, circuit magnétique sur-dimensionné, légèreté de l’équipage mobile, etc … 

Avec ou sans tweeter ?
Le tweeter n’est pas une nécessité avec un haut-parleur large bande digne de ce nom. La question du boomer est plus pertinente, particulièrement avec les modèles de petit diamètre.
Les haut-parleurs EMS, et très probablement ceux des autres fabricants, atteignent 15 000 Hz avec une définition plus que satisfaisante. Pour donner un repère, 15 000 Hz c’est la bande passante maximale des radios sur la bande FM dont les retransmissions en direct de concerts de tous genres ont fait la joie des mélomanes et audiophiles.
Beaucoup considèrent qu’un haut parleur large bande ne peut rivaliser en terme de finesse et de détail avec un tweeter. C’est vrai, mais il n’empêche que la majorité des tweeters ne peuvent retranscrire correctement la dimension réelle d’une cymbale. Les tweeters capables de cette prouesse sont rares, hors de prix et difficiles à mettre en œuvre.
Les haut-parleurs large bande possèdent un médium exceptionnel mais présentent dans ce registre une courbe de réponse accidentée, souvent en forme de cloche avec une remontée dans les fréquences comprises entre 1000 et 2500 Hz. Ce son typé « médium » flatte l’oreille humaine par le surcroit de définition qu’il apporte dans une bande fréquence sensible. En contre-partie, les extrémités s’en trouvent subjectivement atténuées.  C’est ce défaut inhérent aux haut-parleurs large bande qui donne cette impression de manque d’aigu. 
Une correction électronique bien réalisée de la courbe de réponse (un filtre bouchon par exemple) remet plus efficacement les choses en place que l’adjonction d’un tweeter. Les constructeurs s’efforcent de produire des haut-parleurs large bande linéaires en fréquence. Les dernières réalisations montrent un net progrès sur ce point.
Sur ce sujet le débat reste ouvert car le subjectif, les habitudes et certitudes l’emportent sur le factuel. Nous considérons que l’adjonction d’un tweeter à un haut-parleur large bande pose plus de problèmes (coloration, filtrage, mise en phase) qu’elle en résout.

Quelques controverses
Ces sujets font l’objet de débats amicaux, preuve que si tout le monde peut avoir des préférences, il n’y a pas de solution définitive.

Tube vs transistor.
En écoute aveugle il ne devrait pas y avoir de différence audible entre les deux technologies. Si un amplificateur à tubes a le son chaud c’est qu’il est coloré. Le choix de l’un ou l’autre en dehors de toute considération de prix, poids ou esthétique, doit se faire sur des critères objectifs.
Un bon amplificateur à tube a une meilleure réponse impulsionnelle qu’un transistor, alors que ce dernier va l’emporter sur la tenue du registre grave et la linéarité.
Notre point de vue : dans ce que nous connaissons (nous ne connaissons pas tout), le meilleur amplificateur grand public jamais construit est le Mark Levinson ML2, à transistor. Nous utilisons pour nos validation le MC 275, à tube, pour la réponse impulsionnelle que nous jugeons meilleure.

Analogique vs Numérique.
Et plus concrètement Vinyle vs Compact Disc. Ce débat reprend de la vigueur avec le regain d’intérêt du public pour le vinyle. C’est un trompe l’œil (plutôt un trompe oreille), l’immense majorité des vinyles re-édité le sont à partir de consoles de mixage numériques, les consoles de mixages analogiques ont pratiquement disparu.
Le numérique présente un gain qualitatif indéniable. Sur des systèmes de lecture de début et moyenne gamme il l’emporte sur l’analogique. Sur des systèmes haut et très haut de gamme on regrette souvent les vinyles re-édités à partir de masters numérisés qui perdent en velouté et musicalité.
Notre point de vue : pratiquement plus aucun enregistrement de qualité ne s’effectue en analogique, l’écoute de vinyle n’a de sens que sur les disques 100% analogiques donc anciens ou très chers s’ils sont ré-édités dans les règles de l’art. Le numérique progresse tous les jours et le plaisir musical qu’il procure est réel. Sur un système de lecture très haut de gamme (plusieurs dizaines de milliers d’euros !), les vinyles 100% analogiques surpassent (de peu !) leurs versions numériques yc en versions haute résolution.

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